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 5. Mesure de l'efficience intellectuelle

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Juluss

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MessageSujet: 5. Mesure de l'efficience intellectuelle   Jeu 22 Fév - 3:21

Mesure de l'efficience intellectuelle



Le concept d'intelligence

Les travaux de Binet et Simon (1905-1911) ont portés sur la question suivante: Comment mesurer l'intelligence ?

Ils répondaient a un appel d'offre de l'instruction publique. C'est l'époque de l'école de Jules Ferry: tout le monde doit aller a l'école jusqu'à 16 ans. Il fallait donc remarquer les "idiots" ou "imbéciles" (termes de l'époque) parmi les autres pour les réorienter dans des établissements spécialisés.

Binet et Simon ont utilisé une approche empirique de la question, d'un point de vue pratique (?): En effet il n'est pas possible d'utiliser la théorie, inexistante sur ce sujet a cette époque, Binet et Simon étant les précurseurs de la question.

Intelligence: Manière dont les individus vont résoudre un problème.
L'enfant évolue, acquiert du savoir. L'intelligence serait donc ce savoir, plus autre chose ? Ici, ce n'est pas l'intelligence mais l'efficience intellectuelle. Comment les individus se servent de leur potentiel ?

Multiples tâches. Binet et Simon proposent pour "attraper" l'intelligence a travers des situations données, des tâches (sensorimotrice, abstraites, de langage, numériques, d'aptitude graphique et spatiale... )
Dix a vingt tâches différentes permettraient alors d'inventorier différents sortes de caractéristiques.

L'échelle développementale par Binet et Simon est composée de sous-échelles. Chacune d'entre elle correspond a un type de tâche.
Le test est valable de 3-4 ans (minimum!) a 16 ans.
Les items sont notés, les bonnes réponses gradées.
Un étalonnage est fait en fonction de l'âge (par écart de 3 mois), du sexe, ainsi que du milieu.

Binet et Simon ont fait une recherche de 2-3 ans dans la société Parisienne de l'époque. Ils ont demandé aux gens ce que devait savoir un enfant a tel ou tel âge. Ils ont ensuite fait des tests sur des enfants "normaux", des enfants "débiles", ainsi que des malades mentaux (adultes ?).
Ils ont aussi contrôlé la catégorie socioprofessionnelle.

Age mental et Quotient Intellectuel


Notion d'âge mental

Un enfant a un âge chronologique (son âge "légal"), calculé par rapport a sa date de naissance, mais aussi un âge mental. Cet âge mental est trouvé grâce a des tests. Un enfant qui a 6 ans d'âge chronologique, et qui réussi a toutes les tâches de son âge (et celle des enfants des âges inférieurs, évidement) a alors une intelligence "normale" (Cette notion ne suffit plus aujourd'hui pour définir l'intelligence d'un enfant, ndlr).
Un enfant qui ne réussit que les tâches des enfants de 5 ans alors qu'il en a 6 accuse un retard mental.
C'est bien évidement l'inverse pour un enfant en avance.
Ce raisonnement est tout a fait adapté au problème de Binet et Simon.

Le QI de Stern

QI = Rapport de l'âge mental sur l'âge chronologique x 100.

Citation :
Age mental
-------------------------- X 100
Age chronologique

Il a fallut abandonner cette notion rapidement. Pourquoi ? Cette mesure est tout a fait inadaptée a l'adulte ! Alors que l'age réel continue de grandir chanque année, l'age intellectuel, lui, finit par se stabiliser. Donc a l'âge adulte, le QI chuterait d'année en année. Cette notion est donc inutilisable.
C'est pourquoi, dès 1920-1930, il fallait trouver un autre indice. Actuellement, ce nouvel indice est toujours nommé "QI", mais c'est faux. C'est en réalité une note comparé a la moyenne, qui elle, vaut 100.


Théorie globale intellectuelle (Binet, 1908)


Binet considère l'intelligence comme une faculté générale et des processus de haut niveau. Cette faculté générale résulte d'une synthèse de multiples capacités. Il faut évaluer ce que peut l'individu à partir de plusieur situation. Cette idée selon laquelle intelligence est composée de plusieur compétence vient d'une méthode empirique. Derrière les "multiples capacités" qu'évoque Binet, on trouvera plus tard le facteur G.
Aujord'hui encore, on considère l'intelligence comme de multiples conséquences.


Théorie de l'Intelligence: modèles non hiérarchiques


Certains auteurs considèrent l'intelligence comme franchement composite. Mosaïque d'aptitude, composantes fondamentale de l'intelligence. Composition non hiérarchisée, toute aussi importantes. Même place, même poids. Ce sont les conceptions dominantes aujourd'hui.

Modèles bi factoriel de Spearman (1904-1927 ?) Dates a vérifier

Un facteur général, le facteur G. On en ignore la nature. Il est commun a toutes les épreuves d'intelligence. Ce facteur G gére 80 à 90% de l'intelligence.


Les aptitudes mentales primaires de thurstone (1935)

Cinq aptitudes de base en tout.
Un test est lié: "Batterie des aptitudes mentales de Thurstone"
L'individu peut etre surdoué dans une des tâches et mauvais dans une autre.

Le modèle non hiérarchique de Guilford (1967)

Décompose l'intelligence en un très grand nombre de facteur, qui deviennent presque des micros facteurs.

La plupart des auteurs sont d'accords sur deux points:
-Intelligence est composite, mais on ne sais pas en combien de facteur.
-Il n'y a pas d'aptitude supérieures aux autres.

Critique de Thurstone et Guilford:
Comment définir le nombre réel de composantes ???


Intelligence fluide et cristallisée

Les tests sont fortement influencés (mot inapproprié a mon avis, quelque a mieux a me proposer ?) par le niveau social et d'instruction. De plus, les performances évoluent avec l'âge. Les performances sont maximales entre 20 et 25 ans, puis s'ensuit un déclin relativement lent. Cependant, il y a un fort maintient de certaines fonctions jusqu'a 70 ans, alors que d'autres sont fortement altérées telle que la mémoire, par exemple. A partir de cette constatation, on va donc distinguer deux composantes:
Une non altérée, la "cristallisée", et une "fluide", qui est altérée par le vieillissement. La composante cristallisée est le produit de l'éducation, de ce qu'on a appris a l'école, dans la vie. Elle est déterminée par la culture générale, et le niveau social. L'autre composante constitue les dispositions innées, le potentiel. C'est la composante naturelle.


Est-ce que les individus ont tous la même intelligence ?
Est-ce que quelque soit sa culture, l'intelligence reste la même ?


Bien sur que non. Les échelles doivent êtres adaptées. On ne mesurera pas l'intelligence d'un habitant de new-york de la même façon qu'un habitant de l'amazonie.
Il est extrèmement difficile de concevoir un test indépendant de la culture, pour atteindre le facteur G. Cela est impossible actuellement. Le test est forcément marqué par la culture. IL faut prendre beaucoup de précaution.

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