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 L'ORGANISATION SEMANTIQUE DE LA MEMOIRE

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PALOULINE

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Localisation : AVIGNON
Date d'inscription : 08/02/2007

MessageSujet: L'ORGANISATION SEMANTIQUE DE LA MEMOIRE   Sam 3 Mar - 1:47

EXPERIENCE SUR L’ORGANISATION DE LA MEMOIRE

INTRODUCTION:
Si dans l’expérience de rappel libre et rappel indicé on avait une interférence du « bruit » occasionné par la grande quantité d’items rappelables, leur ressemblance , et leur degré d’occurrence, dans cette expérience la grande quantité d’information favorise le rappel.

THEORIE :
En effet lors du décodage des items, qui se passe dans la phase de rappel, notre mémoire est aidée par les « scripts » ou images qui se forment tout au long de notre vie par les expériences quotidiennes (apprentissage). Notre mémoire organise les mots en catégories (processus) ce qui a pour but de faciliter la récupération des informations. Mais cette organisation n’en est pas vraiment une, en fait il s’agit plutôt d’un « épisode de plus » dans notre vie.

Citation :
« …toutes les informations sont mémorisées avec leur contexte, on peut imaginer que les « effets de fréquence » reflètent le nombre de fois où chaque mots, chaque image, a été enregistré, de la même manière on peut imaginer que la « fréquence associative » reflète le nombre de fois ou deux mots ont été liés entre eux (physiquement ou après coup en mémoire) »
In « psychologie cognitive » A Lieury, Dunod page 146


Anecdote :
Effectivement, après l’expérience, le professeur a demandé si les mots « nain » et « pédale » avaient été rappelés par des élèves étant donné que lorsqu’il a cité ces mots, un rire s’était fait entendre dans la classe. Ceci est le signe visible (comportement observable) que ce mot a suscité une image dans la tête de ceux qui ont rit. Peut importe la nature de cette image, ce qui est significatif c’est qu'’une « histoire », aussi brève soit elle, est liée à ces mots. Malheureusement le rire n’est pas un comportement observable mesurable ou du moins il ne peut pas servir de critère d’encodage sémantique. Toutefois on peut imaginer qu'’un jour un chercheur se penchera sur le problème, et prendra pour VD l’intensité du rire, ou le nombre de rires, ou le laps de temps qui s’écoule entre le début du rire et sa fin etc… !!! on peut rêver !

Bon revenons à nos moutons…
On pourrait presque conclure que le cerveau fonctionne à l’économie… plus il travaille et moins il aura à travailler, plus il y a d’images préformées par les associations antérieures et plus le cerveau peut récupérer d’infos. Mais n’allons pas plus loin dans notre description sinon nous ferions l’économie de réfléchir…et d’apprendre…CQFD


1 De la nature des Variables Dépendantes :

VD1 : 1 mot rappelé
VD2 : groupement de 2mots rappelés
VD3 : // // 3 mots //
VD4 : // // 4 mots //
VD5 : // // 5 mots //
VD6 : // // 6 mots //
VD7 : // // 7 mots //
VD8 : // // 8 mots //




2 De la nature de la ou des VI :
Pour trouver la ou les VI il faut raisonner à partir des listes de mots et des VD. Il y avait deux listes de mots :

-Une liste comprenant des mots groupés en 4 catégories sémantique : animaux, aliments, vêtements, professions, dont certains mots de la même catégorie se suivent : exemple : chemise robe blouson.

-Une liste comprenant des mots non groupés en catégories sémantiques, et faisant appel à de nombreuses catégories sémantiques : usine, restaurant, ongle, dossier, terrasse…

Pour mieux comprendre, mettons nous à la place du sujet d’abord, puis de l’expérimentateur :

3 Du décodage des items par les sujets lors de la phase de rappel :

Consigne : Vous allez entendre une liste de mots. Lorsqu’elle sera terminée vous devrez rappeler le maximum de mots dans l’ordre que vous voulez.

Groupe 1 : Décodage sémantique : groupement des mots entre eux en fonction de leur appartenance à une catégorie. Processus en jeux : Comparaison, classement, catégorisation par traits sémantiques.

Groupe 2 : Décodage non sémantique : les sujets ne peuvent pas faire de groupements de mots entre eux en fonction de leur appartenance à une catégorie de mots vu qu'’il y a trop de catégories sémantiques : processus en jeux : multi-fenêtrage, boucle articulatoire.

Dans le premier groupe les sujets vont utiliser une stratégie d’organisation, alors que dans le deuxième groupe cette stratégie ne peut pas être mise en pratique.

4 De la position du chercheur :

Le chercheur a construit son outil de variation en fonction de ce qu'’il voulait mettre en évidence.. La façon dont les listes ont été construites doit nous interpeler sur ce que le chercheur a voulu montrer. Rappelons-nous que le comportement observable est ce qui nous renseigne sur le processus cognitif invisible en jeu lors de la tache de rappel.

Le comportement observable est le nombre de mots rappelés, et le nombre de mots associés par catégories, ou non associés par catégories.(VD)

Le processus invisible est le décodage des mots par le sujet. Par décodage il faut entendre « stratégie », et que fait-on lorsqu’on utilise une stratégie ? On organise en donnant un sens. Et comment fait-on pour donner du sens aux mots ? on compare et on classe les mots en fonction du lien qu’ils ont en commun.

Quelle que soit la tache cognitive que le sujet opère, elle est provoquée par le stimulus que le chercheur à imaginé, autrement dit si le sujet « organise » une tache, c’est que le chercheur a provoqué cette organisation. Comment ? Par l’organisation interne de chaque listes.


VI : organisation sémantique des listes :M1 avec
M2 sans

5 De la naissance des HO :

HO1 : il y aura plus de mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que sans organisation sémantique.

HO2 : il y aura plus de mots unitaires rappelés dans la modalité « non organisation sémantique » de la liste que dans la modalité organisation sémantique. En %

HO3 : il y aura plus de groupements de 2 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité sans organisation sémantique. En %

HO4 : il y aura plus de groupements de 3 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité sans organisation sémantique. En %

HO5 : il y aura plus de groupements de 4 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité sans organisation sémantique. En %

HO6 : il y aura plus de groupements de 5 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité sans organisation sémantique. En %

HO7 : il y aura plus de groupements de 6 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité organisation sémantique. En %

HO8 : il y aura plus de groupements de 7 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité organisation sémantique. En %

HO9 : il y aura plus de groupements de 8 mots rappelés dans la modalité organisation sémantique de la liste que dans la modalité organisation sémantique. En %

6 De la naissance de l’HG :

Du fait que nous avons trouvé les HO nous pouvons formuler l’HG puisqu’elle est à l’origine des HO qui en découlent.

« selon le modèle théorique développé par …. Les mots seront plus facilement rappelés par un individu si les mots sont groupés sémantiquement. En effet lorsque des mots sont groupés sémantiquement, des « scripts » formés par les connaissances antérieures d’une part et leur fréquence d’occurrence dans la vie quotidienne d’autre part augmentent la capacité de rappel du sujet. Nous devrions donc avoir une différence significative entre les fréquences de rappel du groupe « avec organisation sémantique de la liste de mots » et les fréquences de rappel du groupe « sans organisation sémantique de la liste de mots »

7 Résultats Hypothèse :

Mots seuls G1 : 52.50%
G2 : 86,95% V= 1,65


Groupement de 2 mots : G1 : 26,87% V= 6,98
G2 : 3,85%

Groupement de 3mots G1 9,20% V = 1,11 Y a-t-il une variable parasite ?
G2 : 8,23%


Groupement de 4 mots G1 : 4,90% V= 5,15
G2 : 0,95%

Groupement de 5 mots : G1 : 1,O5%
G2 : 0%

Groupement de 6 mots : G1 : 3,34%
G2 :0%

Groupement de 7 mots : G1 : 1,47%
G2 : 0%

Groupement de 8 mots : G1 : 1,38%
G2 : 0%

Conclusion : En psycho expé on raisonne sur du concret, sur ce qui est observable, aussi bien lors des expériences que lors des TD. L’efficacité du procédé semble être redoutable ! Pourtant il nous faut saisir que tout n’est pas aussi lisse !! (voir cours magistral de Melle Tesserenc). Qu’en pensez-vous ? si quelque chose vous parait étrange c’est qu'’il y a peut être une coquille. Faites le moi savoir ! merci
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