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 cours du 19-02-07

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mel



Nombre de messages : 2
Date d'inscription : 01/02/2007

MessageSujet: cours du 19-02-07   Dim 25 Fév - 20:56

Critique Milgram :

- Les résultats obtenus peuvent être conjoncturels, c'est à dire qu'ils dépendent d'une époque donnée et d'un contexte particulier. Cela signifie qu'à une autre époque on aurai eut d'autres résultats. Mais l'expérience de Milgram a été refaite donc la critique est largement balayée.

L'obéissance en situation réelle: Hoffing et coll. 1966

- Population : infirmières sur leurs lieux de travail (situation naturelle).
- Question : Est-ce qu'une infirmière pourrai obéir de façon inconditionnelle à un ordre d'un médecin même si d'évidence le médecin enfreint les règles de l'hôpital.
- Expérience: Ils vont disposer dans l'armoire à pharmacie des boîtes de médicaments (qu'ils nommeront: astrolène), dessus il est noté : capsule de 5mg, dosage ordinaire 5mg, dosage maximum 10mg. L'expérimentateur téléphone à l'infirmière en se présentant comme médecin (en donnant un nom fictif), il dit qu'il devait visiter un patient (lui véritable), il demande à l'infirmière de vérifier si dans l'armoire à pharmacie il y a de l'astrolène ensuite il lui demande de donner au patient 20mg d'astrolène, et qu'il fera la prescription plus tard.

Problèmes :
- Le médecin est inconnu de l'infirmière.
- La prescription est faite par téléphone, ce qui est interdit.
- Le médicament n'appartient pas à la liste autorisée par l'hôpital, de plus il est inconnu de l'infirmière.
- La dose est excessive (et il n'y a pas d'ambigüité).

Ce qui est mesuré :
- Combien d'infirmière sont allées administrer le médicament au patient. Cela a été comparé à une situation contrôle.
Situation contrôle : On raconte à l'infirmière la situation et on lui demande de dire ce qu'elle ferait.

Dans le groupe contrôle : 83.3% déclarent ne pas obéir et pensent que la majorité des infirmières n'obéiraient pas.
Dans le groupe expérimental : 95.5% obéissent.

Ensuite on interroge les infirmières :
- Est-ce qu'elles étaient conscientes de la situation : 50% ont avouées qu'elles étaient conscientes d'un problème avec le dosage et 80% étaient conscientes de l'illégalité de la prescription téléphonique. De plus 70% évoquent des cas similaires (de prescription par téléphone) et toutes rappellent la colère dut au refus d'appliquer la prescription téléphonique.

Dans cette situation le coût de la désobéissance est plus fort que celui de l'obéissance.
La différence par rapport à l'expérience de Milgram et qu'ici il y a un lien de subordination direct. Le médecin hiérarchiquement est au dessus de l'infirmière.

L'obéissance administrative
Meeus et Raaijmakers, 1986 (Pays-bas)

L'expérience :
Porte sur la violence psychologique, morale. Les sujets répondent à une annonce dans la presse qui demande des volontaires pour faire passer un test psychotechnique auprès de candidat pour un emploi de fonctionnaire (Les candidats à l'embauche sont des compères). Le test est un questionnaire à choix multiple comportant 32 questions. On dit aux sujets que l'on s'intéresse à l'influence du stress lors du remplissage du questionnaire. Alors les sujets doivent faire passer le questionnaire aux candidats en ayant la possibilité de faire un certains nombre de remarques négatives sur certaines réponses afin de stresser le candidat. On indique au sujet qu'il peut faire jusqu'à 15 remarques désobligeantes et décourageantes. De plus au fur et à mesure les remarques sont de plus en plus désobligeantes (exemple : "Jusqu'ici vos résultats ne sont pas très satisfaisant, vous êtes fait apparemment que pour des emplois subalternes).

Résultats : 91.7% des sujets vont jusqu'au bout avec une moyenne de 14.81 remarques désobligeantes sur 15 possibles.

Plus de 20ans après Milgram, dans une autres culture, l'obéissance à un ordre problématique ne diminue pas. Lorsque la souffrance physique disparaît il y a une plus forte obéissance.
L'ensemble des résultats amènent à penser que l'acte de soumission à l'autorité est profondément inscrite dans nos modèles éducatifs. C'est l'explication que donne Milgram.

Pourquoi obéit-t'-on?

- Selon Milgram : lorsqu'il entre dans une structure sociale hiérarchisée, l'individu passe d'un état autonome à un état agentique. Cette position d'agent on y est prédisposé depuis l'enfance (les parents, l'école, l'administration). Toutes instances de socialisations nous prédisposent à l'obéissance et à la situation d'autorité.

Il faut un certains nombre de conditions pour passer de l'état autonome à l'état agentique :
- Perception d'une autorité légitime.
- Coordination entre l'ordre et la fonction de l'autorité (ordre cohérent).
- Entrée volontaire dans le système d'autorité (lorsque l'individu est libre ou non d'entrer dans le système : faut que le sujet soit libre, il faut créer le sentiment d'engagement)
- Relation à une idéologie dominante.

Application aux sectes
:

Toutes les conditions sont réunies pour le passage à un état agentique.
- Autorité charismatique légitimée par les membres.
- Les ordres sont reconnus comme cohérents avec les buts de la secte.
- Entrée volontaire dans la secte (même si victime d'une manipulation).
- Idéologie justificatrice qui cautionne les ordres de l'autorité.

Pour certains chercheurs il faudrait qu'un des conditions de Milgram pour obéir.


L'obéissance quotidienne Bushmann, 1984


L'expérience : Elle est réalisée dans la rue, un premier compère est assis sur le trottoir en faisant semblant de chercher de la monnaie pour mettre des sous dans le parcmètre. À proximité un second compère arrête un passant dans la rue en lui disant que l'homme cherchant de la monnaie n'a pas de sous pour payer le parcmètre, donnez lui 5 cents.
Il y a trois conditions dans l'expérience, les trois correspondent à des compères différents : dans le premier cas c'est un compère habillé en clochard qui arrête le passant, dans la seconde c'est un compère habillé en cadre et dans la troisième c'est un pompier.

Résultats :
-Clochard : 44% d'individus acceptent.
- Cadre : 50% des individus acceptent.
- Pompier : 82% des individus acceptent.

Malgré le côté abusif de la demande l'on remarque un taux d'acceptation élevé.

Résultats de la mesure du temps d'exécution de "chercher la pièce" :

Clochard :
-30s : 23% 30s à 1min : 36% +1min : 41%

Cadre :
-30s : 24% 30s à 1min : 64% +1min : 12%

Pompier :
-30s : 85% 30s à 1min : 15% +1min : 0%

Aprés l'expérience il rend l'argent et demande aux sujets pourquoi ils ont acceptés.
- Il y a L'obéissance aveugle : argument privilégié donné par les individus pour justifier la soumission au pompier.
- L'argument altruiste (c'est à dire pour rendre service) : utilisé majoritairement lorsqu'ils ont obéit au clochard.

- Ont a tendance à obéir ce qui symbolise une autorité institutionnelle (c'est à dire une autorité qui n'est pas coercitive, pas policier ou militaire).
Souvent l'on se soumet même lorsqu'aucune autorité soit apparente.

La soumission librement consentie

Les techniques de manipulation viennent beaucoup du marketing.

L'auto manipulation


- Si on veut que quelqu’un fasse quelque chose qu’il refusera de faire pour lui demander on utilise :
- Le pouvoir (la force, autorité légitime).
- La manipulation, amener l’individu à commettre un acte qu’il n’aurait pas commis seul.
- En lui faisant croire qu’il a choisi librement de faire cet acte.

Souvent l’individu se manipule tout seul sans l’intervention d’autrui (auto manipulation) par exemple :
- Ginette va à la plage, elle se baigne, elle voit qu’on vole une serviette elle n’intervient pas.
- Ginette est au restaurant un monsieur lui demande de garder sa mallette, elle accepte sans trop réfléchir. Quelqu’un vole la mallette, elle réagit.
- La spécificité de la réponse de Ginette est liée au contexte, dans un cas elle s’engage car la demande est difficilement refusable, dans l’autre non.

On distingue alors :
- La logique formelle dans laquelle Ginette peu répondre oui ou non.
- La logique sociale dans laquelle la question est une requête difficilement refusable
- La soumission est librement consentie, elle croie avoir choisi l’acte alors que tout le monde aurait fait la même chose.

Moriarty, 1975


Expérience : Sur une plage de New York. Moriarty s’installe à côté des baigneurs avec un transistor. Il va voir les baigneurs et leurs demandes s’ils peuvent garder ses affaires. Il y a 100% de oui. Il s’adresse à eux de deux manières différentes.
- « Excusez moi, je dois m’absenter deux minutes, pourriez vous surveiller mes affaires ».
- « Excusez moi, je n’ai pas de feu, pourriez- vous me donner du feu pour ma cigarette.

Dans les deux cas il s’en va et laisse ses affaires. Alors combien de baigneurs vont intervenir dans les deux conditions.

Résultats : - 95% des individus interviennent quand il demande de surveiller les affaires.
- 20% des gens à qui il demande du feu, vont réagir.
Après l’expérience ont demande aux sujets pourquoi elles n’ont pas réagit, elles indiquent qu’elles étaient seules. S’ils réagissent c’est parce qu’ils répondent oui à une question auquel ils ne peuvent pas répondre non. On constate qu’on a tendance à adhérer à ce qui semble paraître notre décision. On voit apparaître l’effet de gel de la pensée. Il semblerait qu’après avoir pris une décision notre système de choix devient geler on doit se conformer à la décision prise. La décision gel le système de choix et le focalise sur l’acte le plus directement lié à la décision. L’effet de gel amène à des comportements pervertis on voit trois exemples.

L’escalade d’engagement, staw, 1976


Expérience : dans une école de commerce américaine. Il demande aux étudiants de se mettre dans le rôle d’un cadre de direction, amener à a prendre une décision financière importante. Il consulte le bénéfice de deux filiales. Ils choisissent laquelle des deux filiales ils vont aider. On leurs dit que plusieurs années se sont écoulées et qu’ils devaient réattribuer un budget. Curieusement malgré l’échec du premier investissement les étudiants ont tendance à choisir la même filiale ils adhèrent à la décision. Ont à tendance à accrocher nos décisions à une décision initiale, même si elle n’a pas eut les effets attendus. On parait s’être engager dans un acte cela est dut à l’influence prise de la décision prise auparavant.

Dépense gâchée, Arkes et Bruner, 1985

Nous avons tendance à nous arrêter à une ligne de conduite dans laquelle on s’investi (du temps, de l’argent, de l’énergie), au détriment d’autres lignes de conduites plus avantageuses. Des étudiants ont le choix entre un week-end au ski au Michigan pour 100 dollars, et un week-end au ski au Wisconsin, présenté comme plus prometteur sur le papier pour 50 dollars. Les étudiants prennent les deux week-ends, lorsqu’ils payent on leurs indiquent qu’ils ne peuvent pas être remboursés. Ensuite ont leurs apprend qu’il y a une erreur, les deux week-ends sont à la même date donc ils doivent à présent faire un choix entre les deux.
Le raisonnable va prendre le second et 60% des étudiants optent pour le week-end dans le Michigan, qui n’est pas le plus prometteur mais le plus cher car ils avaient investies.

Le piège abscons

Brockner, Shaw et Rubin

Nous faisons difficelement le deuil d'un investissement lorsqu'on a le sentiment subjectif d'atteindre un but.
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MessageSujet: Re: cours du 19-02-07   Sam 10 Mar - 20:45

Heu j'ai un petit doute sur cette phrase
Citation :
Lorsque la souffrance physique disparaît il y a plus d'obéissance.

C'est pas le contraire justement? > peut être que je me trompe... Qui pourra nous éclairer?

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MessageSujet: Re: cours du 19-02-07   Sam 10 Mar - 20:46

A moins que tu aie voulu dire "plus" dans le sens "augmentation"?

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mr.stilt



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MessageSujet: Re: cours du 19-02-07   Lun 12 Mar - 1:18

Mc Loose a écrit:
A moins que tu aie voulu dire "plus" dans le sens "augmentation"?
Oui j'ai écris cette phrase dans le sens d'une augmentation.
Si tu veux je modifierai la tournure de la phrase.
Mel
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MessageSujet: Re: cours du 19-02-07   Mar 13 Mar - 17:44

Okii
Non c'est bon je pense que tout le monde aura compris maintenant.
Hug

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MessageSujet: Re: cours du 19-02-07   

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